Philippa Beale

Philippa Beale
bealeart@btinternet.com
www.philippabeale.com

  
Philippa Beale
Lake at vaux, 2013, acrylic on canvas, 40 x 30 cm

I was born and raised in the countryside near Winchester. After the second world war my parents bought land full of trees. I grew up climbing them, collecting conkers, and beech nuts, being paid to pull up Sycamore seedlings and sitting by log fires in the winter. Each day as a very small child, I stepped out under a canopy of trees and walked to school through lanes with hedgerows dotted with trees. In summer I played in places with names such as ‘ghosty wood’ and ‘bluebell copse’ and gazed up to see the sun filtered through the branches. I used it as a clock, watching as it slipped sideways through the woods to check the hour until ‘tea time’. To see bright green and azure together still sends a thrill of anticipation through me. In winter, when the snow lay neatly upon even the tiniest branches, I remember the stillness that fell over the landscape broken periodically by children let out to play, crying out loud and laughing as they tracked each other and the foot prints of animals through the woods.

I am well known as a conceptual artist and for years, my work was concerned with gender politics and the effects of advertising upon our everyday lives In 2005, I rediscovered trees and relish the continual visual interest they provide and in the twenty-first Century, trees are not without their political side as we become more aware of the need for sustainability and realise more keenly their scientific importance to us. We must also remember that the forests we love are managed for profit. 
During WWII, woods and forests symbolised mankind's propensities for good and evil, places in which people could hide but also places of execution and torture. My painting “In the Hunting Wood“, is a reminder of resistance fighters, the French ‘Malgré Tous’, the Poles and the Jews, who were forcibly marched through forests to their deaths. 

Philippa Beale
In the Hunting Wood

As a child I spun round and round looking up into the trees. As an artist, I sit very still and record them in small pen and ink drawings about 15 x 9 cm. To discover new ways of painting trees is the agenda for many of the painters in the Arborealist Group and I am always striving to create a new painting language, a new form of mark making. For me it is utterly pointless to copy what has gone before. Small dawings completed in situ are scanned, enlarged and then printed onto canvas, sometimes monochrome,other times as a brightly coloured grisaille. This is then squared, enabling me to paint layers of marks copied from the original ink drawing. Sometimes I allow parts of the grisaille to show through.giving the painting its luminosity. This is a contemporary but similar version of methods which have been in use for centuries; preparing a fresco by painting red oxide onto wet plaster is one example. From ancient times, grisaille has been used by artists to prepare a ground - it could be a clay wash, charcoal or ink depending on the period and the surface which is to be painted. We have come to love the muted tones of Constable and Turner, but see a Constable that has been kept out of the light in mint condition and you will see colours as bright as mine. 

Philippa Beale
Lovely trees



Je suis née et j’ai été élevée à la campagne près de winchester. Après la seconde guerre mondiale mes parents ont acheté une propriété avec de nombreux arbres.  Dans mon enfance, je grimpais aux arbres, je ramassais les marrons, les faines du hêtre, on me payait pour ramasser les graines de sycomore et l’hiver je m’asseyais sur les bûches de pins. J’ai fait mes premiers pas sous la voûte des arbres, pour aller à l’école je suivais des sentiers bordés de haies et d’arbres. En été, je jouais dans des lieux appelés « le bois hanté » ou « le squelette des jacinthes »et je levais la tête pour voir les rayons du soleil filtrer entre les branches. Il me servait de montre alors que j’observais sa lumière baisser entre les troncs jusqu'à la fin de l’après-midi. Je ressens toujours un frisson de joie par anticipation devant le vert vif et le bleu azur mêlés .En hiver, quand la neige recouvre les plus petites branches, je me souviens du silence enveloppant le paysage de temps à autre déchiré par les cris des enfants qui riaient et jouaient à se poursuivre, je revois les empreintes des animaux dans les bois.

Je suis particulièrement connue comme une artiste conceptuelle et pendant des années, mon œuvre traitait de la politique des genres et des effets de la publicité sur notre vie quotidienne. En 2005, j’ai redécouvert les arbres et le bonheur sans faille de les regarder. Au 21eme siècle, les arbres ne sont pas sans intérêt politique et nous prenons de plus en plus conscience de la nécessité de les préserver et leur importance scientifique nous apparaît plus clairement. Nous ne devons pas oublier que les forêts que nous aimons sont gérées en fonction d’intérêts économiques.
Pendant la 2ème Guerre mondiale, les bois et les forêts ont été les témoins de l’attirance humaine pour le bien et le mal, ainsi c’est là  où les hommes pouvaient se cacher mais aussi c’est là où avaient lieu les tortures et les exécutions. Mon tableau « In the Hunting Wood » est en souvenir des combattants Français, Polonais, et Juifs qui, de force ont traversé les forêts jusqu’à la mort.

Enfant, je tournais sur moi-même la tête en l’air en fixant la cime des arbres. Artiste, je reste assise et les immortalise par des petits dessins de 15x9cm à l’encre et à la plume. Découvrir de nouvelles façons de peindre les arbres est d’actualité pour de nombreux peintres du groupe des Arboréalistes et je m’efforce toujours de créer un nouveau langage pictural, une nouvelle façon de laisser une marque. Pour moi il est complètement inutile de copier ce qui a déjà été fait. Des petits dessins réalisés dans la nature sont scannés, agrandis, puis imprimés sur la toile, quelquefois monochrome, quelquefois en grisaille. Ils sont ensuite cadrés, me permettant de peindre par couches selon le dessin original à l’encre. Parfois, je laisse transparaître la grisaille pour donner au tableau sa luminosité. Ceci est une forme contemporaine de techniques utilisées depuis des siècles ; pour préparer une fresque on peignait le plâtre humide à l’oxyde rouge par exemple. Depuis les temps les plus reculés, les artistes ont utilisé la grisaille pour préparer les fonds, ce pouvait être l’argile diluée, le charbon ou l’encre selon la période ou la surface à peindre. Nous sommes arrivés à aimer les teintes sourdes de Constable et Turner, mais observez un Constable qui aurait été conservé à l’abri de la lumière et serait dans son état d’origine, et vous verrez des couleurs aussi vives que les miennes

Philippa Beale
Contrasts, 2015, ink and arylic on canvas, 120 x 280 cm 


Je suis venu vivre en France quand j'ai fait le Chemin de Croix pour l'église de la Vierge, qui est dans le village de Vaux dans la Vienne. Je suis resté à cause de la campagne et mon désir de peindre les arbres que j'ai vu partout. Il y a différents groupes et types de plantations, chacun pour moi, avec leur impératif visuel spécial. Les plats à travers la route, les saules pleureurs au fond de mon jardin , Les chênes sessiles du bois de chasse, l'arbre de Lyme par le Maire, le tilleul dans mon jardin d'amis.

J'aime les arbres indigènes, à feuilles caduques, ces importations attrayantes du Japon et de la Chine doivent rester dans le jardin. J'aime les forêts et les bosquets où l'imagination peut courir l'émeute; Où des drames ont eu lieu, des héros ont été abattus, le rendez-vous des amants et des forestiers plus mondains ont travaillé dur pour garder les arbres vivants.

Je commence par faire de petits dessins à la plume et à l'encre puis les agrandir dans des peintures souvent en noir et blanc. Quand j'utilise la couleur, je recherche vraiment la vérité, car le ciel est rarement bleu et les feuilles sont rarement vertes; Je n'utilise pas de palette attendue d'un artistes des paysage.